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Les « lignes virtuelles »

créées par les équipements « Ringo »

> Une « ligne virtuelle », pourquoi ?

 

L’électricité ne se stocke pas aussi facilement que de l’eau. Elle doit a priori être produite et acheminée, au moment même où elle est consommée. Le système électrique gagnerait en souplesse s’il pouvait stocker de l’électricité dans des batteries au moment où il y a trop de production, pour la remettre plus tard sur le réseau, quand on en a besoin. Mais si RTE stockait de l’électricité lorsqu’elle est trop abondante (et donc ne coûte pas cher) et la réinjectait sur le réseau au moment où la demande (et donc les prix d’achat) augmente, cela pourrait perturber le marché de l’électricité. Or, la mission de service public de RTE lui impose d’être parfaitement neutre vis-à-vis des fournisseurs d’électricité, qui sont ses clients.

 

> Sur le principe, la solution est simple :

 

Il faut que la quantité d’électricité prélevée à un instant T pour charger des batteries soit exactement la même que la quantité d’électricité injectée dans le réseau au même moment par d’autres batteries, situées n’importe où ailleurs sur le réseau. Ainsi, le bilan énergétique est nul : pour les autres acteurs du système électrique, il ne s’est rien passé.

 

> Une « ligne virtuelle », concrètement, comment ça marche ?

 

Imaginons une ligne à haute tension reliant des éoliennes à une ville. Mettons qu’à un instant T, par grand vent, les éoliennes produisent 130 MW et que la capacité maximum de la ligne à haute tension, soit de 100 MW et non de 130 MW. On a alors ce qu’on appelle une congestion sur la ligne, car elle ne peut pas acheminer toute l’électricité produite.

 

Si la ville a besoin de 130 MW pour sa consommation, il faudra que le réseau lui fournisse les 30 MW manquants depuis une autre ligne, qui les acheminera depuis un autre site de production. Mais surtout, que faire des 30 MW en trop s’il n’y a pas une 2e ligne permet de les injecter dans le réseau ? Il serait possible d’arrêter certaines des éoliennes pour qu’elles ne produisent que 100 MW. Mais cela reviendrait à perdre un potentiel de 30 MW d’ENR, qui ne coûte quasiment rien à produire.

 

Avec le projet Ringo, RTE profite de ces 30 MW pour charger une batterie, donc stocker de l’énergie, à un moment où elle ne peut pas transiter sur le réseau. RTE n’a pas le droit de prélever de l’électricité sans en remettre exactement la même quantité en circulation, au même moment. Donc une quantité d’électricité équivalente sera libérée sur le réseau par une ou plusieurs batteries Ringo déjà chargées, situées ailleurs sur le réseau.

 

Rien n’empêche, si on prélève 30 MW à Lille, par exemple, de restituer non pas 30 MW à un seul autre endroit, mais 10 MW à Bordeaux et 20 MW à Marseille. C’est comme si RTE avait construit, grâce au numérique, des lignes, « virtuelles », entre Lille et Bordeaux et entre Lille et Marseille, sans ajouter ni câble ni pylône.

 

Une solution flexible qui permet de résorber les congestions intermittentes sur le réseau sans avoir à construire de ligne physique.

Le projet Ringo, qu’est-ce que c’est ?

 

 

Voir la vidéo

 

Il permet de répondre à des pics momentanés de production sans construire de nouvelles lignes qui « sur-dimensionneraient » le réseau. Ses équipements composés de technologies de stockage (batteries électrochimiques) et de logiciels, servent à absorber les pics de production ponctuels, en créant une « ligne virtuelle ».

 

Venez découvrir le projet Ringo lors de la présentation de RTE « Un réseau plus flexible dans la gestion des flux : le projet RINGO »le 6 juin à 11h30 au Pavillon Intégration des EnR et Stockage.

 

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